Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Hirak /Mouvement
Publicité
24 juin 2017

Podemos, solidarité avec le Hirak du Rif

Des dizaines de manifestations de solidarité avec le mouvement populaire du Rif se sont déroulées dans plusieurs villes et capitales en Europe, Paris, Bruxelles, Genève, Madrid, Montpellier, La Haye etc. Les manifestants demandent la libération des détenus du mouvement et exigent des réponses urgentes aus revendications sociales, économiques et culturelles du Hirak ...

De nombreux sit-in ont été organisés devant les représentations diplomatiques du Royaume du Maroc dans plusieurs pays Européens, devant le parlement des Pays-Bas, et devant le siège de la commission de l’Union Européenne à Bruxelles, voici une nouvelle manifestation à Genève, en Suisse, devant le siège Européen des Nations Unis.

Solidarité avec le Rif : Manifestation devant l’ONU à Genève pour soutenir le Hirak Rifain et libérer ses détenus

 

Une lettre envoyée par les eurodéputées et eurodéputés de PODEMOS à la chef de la diplomatie européenne sur les actuels événements du Rif dont voici le contenu:

A Mme. Federica Mogherini,

Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

Objet : Sur la situation d’urgence de persécution, de harcèlement et de torture envers des demandes légitimes du peuple du Rif, à la suite de la mobilisation populaire massive dans la région du Rif le 18 mai 2017

Chère Haute Représentante Mogherini:

Depuis la fin 2016, nous nous rappelons de la mort de Fikri Mohssine, un vendeur de poissons rifain à qui on a confisqué sa marchandise et son unique source de revenus pour sa famille et pour lui. Mais surtout, nous pensions que pour ce poissonnier sauver son produit qu’il vendait était la même chose que d’éviter sa mort et celle de ses proches, et il a essayé de tenir à ce qui lui restait dans le camion poubelle, alors que l’ordre d’un agent de police a finalement terminé par les séparer. Mohssine Fikri a été écrasé, à côté de sa marchandise.

Ce fait est un assassinat commis par les autorités du pays. Mais il y a eu encore plus. Cinq autres jeunes ont été torturés et tués dans les postes de police depuis 2011, et différents témoins racontent comment des fonctionnaires de police ont porté les corps sans vie au siège de la Banque Chaiibi et ils ont provoqué un incendie pour dissimuler ce crime. Les corps calcinés montraient des signes de torture et de nombreuses fractures osseuses. Ces cas sont restés sans résolution et l’administration n’a jamais montré aucun signe de collaboration avec les demandes des familles en leur facilitant l’accès aux preuves.

Depuis l’assassinat de Mohssine Fikri, le mouvement populaire de protestation ne cesse d’accroître dans la région du Rif au nord du Maroc, et il a donné lieu à une concentration de plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Al-Hoceima le 18 mai. Ce mouvement puise ses racines dans la mobilisation populaire qui a eu lieu dans la région le 20 Février 2011, donnant au Maroc un nouveau souffle de la dynamique des soulèvements dans la région du Maghreb et du Moyen-Orient.

La population du Rif :

1) demande le procès des personnes responsables de ces décès,

2) exige de mettre un terme à la marginalisation de Rabat,

3) exige des investissements sociaux d’urgence dans les hôpitaux, les universités, l’emploi et les infrastructures,

4) exige la levée de la militarisation de la province d’Al Hoceima

5) exige la fin des persécutions et des harcèlements des jeunes et des petits agriculteurs,

Cette situation est un signe évident de l’échec des politiques économiques et sociales promues par l’Etat marocain afin de rembourser son énorme dette publique, qui se manifeste dans la destruction du tissu productif, le pillage des ressources marines et forestières, la faiblesse des principaux services publics et l’absence d’emploi des jeunes. Ces politiques néolibérales en faveur du grand capital étranger et local, dictées par les institutions financières et commerciales internationales et les gouvernements des puissances impérialistes, sont appliquées par les institutions marocaines corrompues et qui n’ont rien de démocratiques. Les divers institutions gouvernementales, sécuritaires et les médias du système monarchique cherchent à faire taire la voix de la population du Rif, à criminaliser le mouvement de protestation et à éroder sa crédibilité afin qu’elle ne constitue pas un exemple pour d’autres villes et d’autres régions du Maroc qui vivent dans les mêmes conditions de marginalisation , d’appauvrissement et d’atteinte à leur dignité.

Pour tout ce qui précède, nous demandons à l’UE de toute urgence:

1. de condamner la répression, la violence et les campagnes de désinformation de l’Etat marocain,

2. d’exiger à l’Etat marocain la cessation de l’état d’abandon dans lequel se trouve le territoire du Rif et la prise en charge des revendications de la population se référant à des questions politiques et culturelles,

3. de condamner les persécutions de la police pour des raisons politiques, comme celle à laquelle fait face Nasser Zafzafi pour défendre le Mouvement populaire du Rif (MPR) des paroles d’un prédicateur dans une mosquée,

4. de défendre le droit à la liberté d’expression, le droit à la vie et à la sécurité sur le territoire du Rif, et de condamner la torture et les traitements inhumains et dégradants que l’Administration marocaine a appliqué historiquement sur cette population,

5. d’exiger le droit d’accès à la justice comme telle et comme elle est revendiquée et de se protéger des ingérences de l’Etat marocain envers les droits fondamentaux des personnes que composent ces territoires,

6. de forcer la cessation des arrestations des activistes du Mouvement Populaire du Rif qui sont arrivés à plus de 128 détenus au cours des 12 derniers jours,

Dans l’attente de votre réponse et en étant à votre disposition à discuter de cette question lors d’une future réunion si vous le considérez opportun, veuillez agréer nos salutations les plus cordiales.

Signés: Les eurodéputées et eurodéputés de PODEMOS (lettre publiée dans le site de "La voix démocratique")

Xabier Benito Ziluaga, Tania González Peñas, Lola Sánchez Caldentey, Estefanía Torres Martínez, Miguel Urbán Crespo, Angela Vallina, Paloma Lopez et Lidia Serra.

Résultat de recherche d'images pour "solidarité avec le rif"


Publicité
24 juin 2017

Ni guerre ni état de guerre

Le collectif " NI GUERRE NI ETAT DE GUERRE" a publié le 30 mars 2017, un article sur les bombardements de la coalition occidentale en Irak et en Syrie ! " Chaque jour depuis le 19 février, des dizaines de civils en Irak et en Syrie sont tués par les bombardements de la coalition occidentale à laquelle participe la France."

 

En Irak, le groupe de journalistes Airwars a comptabilisé au moins 2 720 victimes civiles des bombardements de la coalition occidentale, dont au moins 1 000 pour le seul mois de mars 2017 .

Le 1er mars, 80 civils ont été tués dans le bombardement de la Mosquée Omar de Mossoul où ils s’étaient réfugiés. Le vendredi 16 mars, le bombardement par deux drones US de la mosquée de la ville d’Al-Jinah (Province d’Alep) a fait 42 morts et des centaines de blessés. Le 5, les bombardements du quartier Dawassa ont fait entre 64 et 130 morts. Au moins 130 civils du quartier Al-Djadida à Mossoul ont été tués par les bombardements occidentaux qui ont fait s’effondrer 3 immeubles d’habitation.

Des bombardements au phosphore blanc avec du matériel américain (M825A1) ont eu lieu à Qaraqosh, alors que l’utilisation de cette arme chimique est interdite par l’ONU depuis 1983. En Syrie, Raqqa n’a pas connu une seule journée sans bombardement depuis le 1er janvier 2017, Airwars recense au moins 147 morts civils.

La coalition prétend « libérer » les civils, mais aucun hôpital pour soigner les blessés n’a été mis en place, aucune solution n’a été trouvée pour les 600 000 personnes qui se trouvent encore dans les zones tenues par l’EI dans Mossoul (HCR). Les pays qui dépensent des milliards pour bombarder les villes d’Irak et de Syrie n’ont même pas financé le HCR pour les 200 000 civils de Mossoul qui ont déjà fui les bombardements. Les réfugiés ne sont pas accueillis et l’Union Européenne expulse des réfugiés (y compris mineurs isolés) vers l’Afghanistan.

Pire, des exactions massives par les alliés de la coalition (milices et police fédérale du régime irakien) sont documentées depuis deux ans : enlèvements de masse, tortures, exécutions sommaires … l’impunité est telle que certains soldats et miliciens publient eux-mêmes des vidéos de leurs crimes.

Au nom de la « guerre contre le terrorisme », l’ensemble des puissances impérialistes rejouent la guerre d’Irak, et placent leur pions pour se partager la région.

La France joue un rôle important dans ces crimes. L’artillerie et l’aviation française bombardent quotidiennement Mossoul et Raqqa : 512 bombardements par l’aviation française entre le 1er juin et le 31 août 2016, 816 entre le 1er septembre et le 30 novembre, plus les canons Caesar. Nous avons la responsabilité de lutter pour parvenir à l’arrêt de ce massacre.

 

Nous exigeons :     

– l’arrêt des bombardements,                     

– le retrait des troupes françaises (forces spéciales, « instructeurs »),                   

– l’arrêt des livraisons d’armes,                         

 – l’accueil des réfugiés.

 

Construire un mouvement contre cette sale guerre ne réglera pas tous les problèmes de cette région martyrisée par des années de guerre, mais cela enverra un message fort aux peuples : nous sommes à vos côtés et luttons ensemble pour mettre fin aux guerres impérialistes.

 

Collectif Ni guerres ni etat de guerre

 

13 juin 2017

Maroc, la lutte continue !

000_annahj

Que se passe-t-il au Maroc ?

Une mobilisation d’une grande ampleur se déroule depuis 7 mois dans la région du Rif, essentiellement à El Hoceima, ville situé sur la côte Nord Est du Maroc, au centre de la région du Rif.

Le point de départ des protestations et des manifestations est l’assassinat de Mohcine Fikri, un vendeur de poisson, écrasé dans une benne d’ordure en essayant de sauver sa marchandise confisquée par la police et jetée dans cette benne.

C’est un mouvement (Harak) qui touche toute la région et s’étend à l’ensemble du Maroc, 15 d’après les observateurs et les journalistes, mais le lieu de son intensité reste El Hoceima dont la population souffre de la mort de plusieurs de ses enfants ( cinq morts découverts dans une agence bancaire de la ville en février 2011, plus celle de Mohsine Fikri).

Des assemblées et des comités populaires ont doté le mouvement d’une plate forma revendicative.

« Celle-ci fait ressortir des demandes élémentaires : la construction d’universités, d’hôpitaux, de centres de formation, l’accès aux services de base, la lutte contre le chômage et les expropriations de terre, ainsi que la levée du décret de militarisation établi dans les années 1950, la fin de la corruption, la libération des prisonniers du mouvement, la condamnation des vrais responsables de la mort de Fikri. Les comités locaux du mouvement populaire structurent à la base la mobilisation qui a essaimé, y compris dans les plus petites localités. »

Si l’ensemble de la population participe pacifiquement aux manifestations, les jeunes et les femmes constituent le fer de lance du mouvement. Ils garantissent son caractère pacifique en protégeant les biens et les personnes de la casse et de la violence. Des dirigeants ont surgi et portent la parole du mouvement avec détermination et sans concession.

Résultat de recherche d'images pour "les activistes du rif arrêtés"

 La réaction du pouvoir

Le pouvoir a réagit à son habitude en essayant dans un premier temps de présenter le mouvement comme répondant à un agenda  séditieux  mené par des « séparatistes » financés par l’étranger (Algérie, Iran, Belgique, Pays Bas, Espagne etc).  

Dans un deuxième temps, voyant que la stratégie de « diviser pour régner » n’a pas pris et vu l’ampleur et la poursuite du mouvement et le soutien qu’elle a suscité de la part des autres villes et régions  du Maroc (rassemblements  et manifestations à Rabat,  Casablanca,  Khouribga, Settat,  Csar El Kébir, etc), des ministres se sont déplacés et ont rencontré le gouverneur et les élus locaux, ignorant la population et les leaders du mouvement et faisant mine de s’occuper de l’avancement des projets décidés pour El Hoceima depuis 2005 dont un hôpital spécialisé entre autre dans le traitement des cancers et qui a été inauguré par le  roi. Cet établissement équipé d’un matériel très performant, semble-t-il, n’est plus opérationnel, ou « n’existe plus », d’après des journalistes. «  Plusieurs grands projets auraient été lancés en 2015 – une voie express pour désenclaver la ville, un nouvel hôpital, des mesures d’assainissement – «mais il faut laisser le temps de leur réalisation», dit Mohamed el-Yaâkoubi. Quant à la question de l’emploi, le wali renvoie la balle au secteur privé… tout en glissant que les manifestations ne vont pas aider à attirer les investisseurs… » Ces manœuvres, les marocains les connaissent et les subissent à chaque crise politique et sociale, mais cette fois-ci, il ne semble plus convaincre, ni berner  les manifestants qui demandent des négociations sérieuses avec les dirigeants du mouvement et des garanties…

La répression est vaine !

« Devant la persistance du mouvement, n’a cessé de déployer ses forces répressives et « balatagias ». La journée du 18 mai a été emblématique : malgré un dispositif militaire impressionnant et des barrages systématiques, des milliers de personnes les ont forcés et rejoint al Hoceima, acculant le pouvoir à assister à une manifestation de masse sans précédent doublée d’une grève générale. Conformément aux habitudes de ce pouvoir, l’escalade de la répression se poursuit : des dizaines de militantes et militants, les portes paroles,  sont arrêtés et envoyés devant les tribunaux sous des accusations lourdes de conséquences : atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, entretien de la firna (discorde), « séparatisme » etc.

Plus la répression s’accentue, plus le mouvement s’élargit et se radicalise. Des mots d’ordre visent la fin du Makhzen, le drapeau symbolisant la résistance du Rif à la colonisation espagnole et française et le soulèvement de la région derrière le figure hautement respectée et revendiqué par l’ensemble du mouvement progressiste marocain fait surface. D’ailleurs ce drapeau suscite des controverses et il est utilisé par le pouvoir pour accuser le mouvement de séparatisme. Or comme l’explique l’historien marocain Mustapha Kadiri « la réapparition de ce symbole est un rappel de la mémoire et de la lutte d’Abdelkrim Khattabi qui s’est sacrifié pour sauver le Rif du colonialisme. «Il n’est donc nullement question de séparatisme à travers ce symbole ou d’une identification à la lutte de Khattabi. Si Khattabi était séparatiste comme certains l'affirment aujourd’hui, il l’était plutôt contre la France et l’Espagne», tranche l’historien. »

Résultat de recherche d'images pour "drapeau du rif"

 Le soutien au mouvement

Des voix au Maroc et à l’étranger se font entendre pour dénoncer l’approche répressive du mouvement et réclamer la libération de l’ensemble des militantes et militants du Harak. Des rassemblement, des manifestations, devant les ambassades en France, en Belgique, aux Pays Bas, en Allemagne, en Espagne etc. se solidarisent avec le mouvement et demandent la satisfaction des revendications légitimes et justes de la population du Rif et du peuple marocain : « Le mouvement populaire a posé des exigences très claires : ce ne sont pas les institutions élues corrompues et les ONG bidons mais les représentants du mouvement qui doivent être à la table des négociations, et celle-ci ont pour préalable la libération des détenus, la levée de la militarisation, et pour seul objectif la satisfaction des revendications assorties de garanties. Le mouvement ne s’arrêtera pas tant que la population n’aura pas obtenu satisfaction. »

Le soutien à toutes les mobilisations sociales et démocratiques et l’arrêt de la répression est urgente. 

 

 

 

 

 

 

13 juin 2017

Le Hirak ou la révolte du Rif

Un article de Maâti Monjib, historien marocain de première importance, explique les liens historiques et affectifs entre le Hirak du Rif et la lutte de " Mohamed Abdelkrim El-Khattabi, dit «  Abd El-Krim  » (1882-1963), célèbre résistant à la colonisation et président de la République du Rif de 1921 à 1926, devenu l’icône des mouvements de résistance."

Maâti Monjib est Historien, auteur notamment de La Monarchie marocaine et la lutte pour le pouvoir, L’Harmattan, Paris, 1992 et président de Freedom Now, comité marocain pour la protection de la liberté de presse et d’expression." Il fait parti des sept journalistes et défenseurs des droits de l'homme poursuivis par la justice marocaine pour "atteint à la sécureté de l'Etat" en 2015.

Un compte rendu de l'affaire est paru dans le journal le Monde:

L'universitaire marocain Maati Monjib en grève de la faim

Compte rendu L'historien, qui préside une association pour la liberté de la presse, s'est vu empêché de quitter le territoire. Son comité de soutien dénonce une affaire politique.Son article sur le Hirak dans le rif est à lire ici :
Maroc. Le hirak ou la révolte dans le Rif - Sur les traces d'Abd-El-Krim

Depuis plusieurs semaines, le Rif marocain est en ébullition. Une révolte sociale, politique et identitaire, qui rencontre un écho dans le reste du pays et illustre les impasses du pouvoir. Celui-ci est d'autant plus exaspéré que le hirak (mouvement) invoque le nom d'Abd El-Krim (1882-1963), célèbre résistant à la colonisation.



12 juin 2017

Solidarité avec le Hirak !

Paroles des organisateurs et de manifestants lors de la manifestation du dimanche 11 juin à Rabat.

0000-ANNAHJ

La détermination et la mobilisation du peuple sont plus fortes que jamais malgré la centaine d'arrestations des militants du Rif : libérer les prisonniers, les revendications sont justes et légitimes, aucun retour aux années de plomb n'est possible, la lutte continuera pour consolider les acquis démocratiques et en arracher d'autres, la maffia makhzen doit cesser ses manoeuvres d'intimidation et de répression etc.  

 

Publicité
12 juin 2017

Manifestation de solidarité avec le hirak

0000-ANNAHJ

 

Rabat, dimache 11 juin, manifestation de solidarité et de protestation en soutien au mouvement populaire (hirak) à El Hoceima et dans d' autres régions du pays. Elle a rassemblé des milliers de marocains (voir vidéo ci-dessous) qui ont scandé des slogants contre la répression et l'arbitraire, revendiquant la libération des prisonniers politique du Hirak, la liberté, le respect, la dignité, des mesures économiques, sociales et culturelles pour vivre dignement...dénonçant la main mise sur les richesses nationales, la militarisation de la région du Rif, la corruption de l'Etat etc. Cette manifestation monstre s'est déroulée dans le calme sous le mot d'ordre " une seule patrie, un seul peuple, contre l'arbitraire" “وطن واحد، شعب واحد، ضد الحكرة”

Publicité
Le Hirak /Mouvement
Publicité
Archives
Publicité
Albums Photos
Derniers commentaires
Publicité